LE DOSSIER 

Inspirations partagées pour une foi vivante

Livres

L’aventure à bras ouverts, Tugdual Derville, Éditions de l’Emmanuel, 2017

Le récit sans fard de la création d’une association dédiée aux jeunes handicapés et des tergiversations sur l’affirmation ou non de son identité chrétienne. Le choix est fait de l’assumer pour que « l’Esprit Saint tienne la barre. » (www.abrasouverts.fr/association)

Mission Isidore, deux jeunes missionnaires en milieu rural, Éditions Mame, 2019

Le témoignage de deux étudiantes qui ont fait le choix d’une année de césure en milieu rural, pour redonner de l’espérance à une France oubliée de tous. Une « expérience d’abandon et de lâcher-prise dans la mission », où chaque difficulté conduit à « tout remettre sous le regard aimant du Seigneur » (www.mission-isidore.fr).

Aimer plus qu’hier, moins que demain, Guy Gilbert, 2020, Éditions Philippe Rey

Un livre rempli de pépites, anecdotes, aphorismes chocs par le « curé des loubards » qui revient sans cesse sur l’importance de la prière dans son apostolat, sans laquelle « il serait un homme foutu. » Son arme ? 48 h de retraite tous les 10 jours (www.guygilbert.net/fr).

Confessions d’une religieuse, sœur Emmanuelle, 2018, Éditions J’ai lu

Sœur Emmanuelle se livre en toute sincérité, sans craindre de dévoiler les embûches de son parcours et ses abîmes intérieurs. Contre sa propension à l’activisme, la prière devient son remède : « La Vierge reste l’éternel refuge de ma faiblesse. »

Films

LES PÉPITES

Film-documentaire de Xavier de Lauzanne (2016) qui relate l’histoire de Christian et Marie-France des Pallières, les fondateurs de « Pour un Sourire d’Enfant » (www.pse.ong), ONG qui aide des milliers d’enfants du Cambodge à sortir de l’extrême pauvreté. L’association est aconfessionnelle, mais le couple, parents de cinq enfants, dont un adopté, est porté par sa foi : « Aimer Jésus, c’est d’abord aimer les autres. »

CHRISTINA NOBLE

De Stephen Bradley (2015), l’histoire vraie d’une irlandaise qui se met au service des enfants du Vietnam, puis de Mongolie, livrés à eux-mêmes. Ses motivations ? Moins sa foi en Dieu que son empathie née d’une enfance saccagée par la violence et l’injustice.

MÈRE TERESA – Une vie dévouée aux plus pauvres

De Fabrizio Costa (2017), sur la célèbre mère des pauvres qui martelait : « L’œuvre que nous devons accomplir sera impossible sans Sa grâce continuelle depuis le tabernacle. »

MICRO-TROTTOIR 

Pierre-Louis, Équipe SSVP Saint-Serge, Angers (49) ©DR « Engagé depuis 5 ans à la SSVP, j’y suis très attaché. C’est son identité catholique qui m’a attiré. Pour moi, allier foi et action est fondamental : je me vois comme un instrument de Dieu, pas comme un sauveur ! Je fais ce que je peux à mon niveau, dans la joie. Nous prions lors des réunions de notre Conférence étudiante et avant les maraudes. Je poursuis mon dialogue avec le Christ au long des tournées : « Je Te confie cette personne. Donne-lui la force d’affronter les galères de la rue. » Il fait 95 % du job, moi les 5 % restants ! »
Frantz, vice-président de Mains Ouvertes, Gerzat (63) ©DR « J’ai rejoint cette association, affiliée à la SSVP, il y a 4 ans. Une belle structure de 26 salariés et 120 bénévoles, qui supervise 40 salariés en insertion et accueille 70 compagnons chargés du tri et de la vente de biens d’occasion. Je suis pratiquant occasionnel, mais ma foi catholique n’est pas le moteur de mon engagement. C’est l’envie d’aider ceux qui sont moins chanceux que moi qui me motive. J’ai traversé sans encombre ma vie professionnelle et familiale. J’ai 4 enfants et 6 petits-enfants. Une fois retraité, j’ai éprouvé le besoin de rendre un peu de ce que j’ai reçu en abondance. »

Oussama,
étudiant et animateur, Dijon (21)

©DR
« J’étais en galère, un pote m’a parlé de la SSVP. Elle m’a aidé à me nourrir, via les distributions alimentaires, et à payer mon loyer. Elle m’a aussi porté émotionnellement. Au téléphone, un bénévole m’assurait de sa présence. J’ai 30 ans. J’ai été invité à participer à la retraite d’été pour jeunes. De culture musulmane, mais en questionnement spirituel, j’étais curieux de découvrir le monde catho. L’expérience a été très riche, avec plein d’échanges sur le monde, la liberté, la foi… En quête de vérité, j’ai beaucoup reçu là-bas. Je ne croyais plus en rien, je sais maintenant qu’il y a quelque chose de plus grand que moi. »

Isidore, Paris (75), protagoniste du film Lourdes (2018) ©DR « J’ai connu l’association Magdalena du père Chauveau au Bois de Boulogne, où elle fait des tournées en bus, pour offrir un café et un peu de chaleur aux prostitués. J’ai fui mon pays et la violence de mon père à 15 ans et me suis travesti pour survivre pendant des décennies. Dans le monde de la nuit, Dieu, c’est notre bouée de sauvetage : alors quand « le Padre » m’a proposé un pèlerinage à Lourdes, j’ai accepté volontiers. J’en suis revenu plus léger et confiant. Quand on est dans la fosse, la prière est salutaire. C’est bien que des bénévoles partagent leur foi. »

SUITE DU DOSSIER "LA FOI QUI NOUS ANIME"

La foi qui nous anime

La foi qui nous anime

À la source de tout engagement en société, il y a une foi : en l’homme, en Dieu, en un monde plus juste… Est-ce qu’il y a chez les chrétiens une approche spécifique de la charité ? Comment les Vincentiens articulent-ils vie spirituelle et engagement sur le terrain ? Enquête et témoignages de bénévoles inspirés !

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