
1. Comment le projet « Popote » est-il né ?
En 2019 la Conférence Saint-Cyrille d’Épinal, s’occupant principalement des migrants, s’est posé la question de la cohérence des produits alimentaires proposés avec les habitudes des familles venues de l’autre bout du monde. C’est grâce à Betty, chargée de la pastorale des quartiers les plus défavorisés, que bénévoles et personnes accompagnées ont pu se rencontrer. Une des membres de la Conférence a alors initié à son domicile un atelier cuisine qu’elle a appelé le « projet Popote ». L’initiative a rencontré un réel succès et le CD 88 a souhaité encadrer l’activité afin de répondre aux exigences sanitaires de la Banque Alimentaire des Vosges. En recherche d’un local, c’est finalement le Secours catholique qui a mis à disposition des cuisines.
2. Qu’est-il fait des « productions » ?
Au début les cuisiniers souhaitaient utiliser des fruits et légumes déclassés pour en faire des soupes et des confitures et ainsi apprendre à cuisiner. Mais le projet a évolué et les plats sont maintenant partagés avec les personnes de la rue. Ainsi, un dimanche sur deux, une quinzaine de personnes se retrouvent pour cuisiner et, le soir, distribuent ces repas à une trentaine de SDF près de la gare d’Épinal. Ceux-ci apprécient de savoir que les plats ont été réalisés pour eux.
3. Qu’apporte cette activité aux différents participants ?
Le projet « Popote » permet à des femmes traversant des galères tant matérielles que morales de retrouver une estime de soi, de prendre de l’assurance. Elles cherchent des recettes, en expérimentent d’autres. Il permet aussi aux bénévoles de mieux appréhender le mot fraternité ! Aidés et aidants sont tous égaux en humanité et ont tous besoin les uns des autres, et c’est une grande joie.
4. L’action va-t-elle se développer ?
Les locaux, petits et utilisés en semaine par les activités du Secours catholique, ne permettent pas de former d’autres groupes. Pourtant les femmes, d’origines géographiques diverses et de générations différentes, sont demandeuses de rencontres autour d’un projet culinaire. L’activité ne demande qu’à se développer en incluant un système de laverie, pour permettre à ces personnes, notamment celles vivant dans des hôtels, de faire leur lessive, et une activité patronage pour occuper leurs enfants.
Clotilde Lardoux
Sœur Rosalie Rendu joue un rôle essentiel aux débuts de la première Conférence de Charité, équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dans les années 1830. Alors qu’aucun des confrères ne connaît beaucoup les pauvres, Emmanuel Bailly propose d’aller la rencontrer, car son œuvre est connue de tous dans le quartier Mouffetard, le plus pauvre de Paris, et même bien au-delà.
En plus des visites, soeur Rosalie crée une école, une crèche, un patronage pour les jeunes filles,
un asile pour les vieillards : aucune œuvre de charité ne lui est étrangère.