
Les 4 étapes de la
communication non violente (CNV)
Et si vous profitiez de l’été pour vous initier à la communication non violente ? Elle se décline en quatre temps :

Formations
au relationnel :
Institut Astrée
Astree-institut.fr
L’institut Européen
de Développement Humain (IEDH)
iedh.fr

Pierre, 72 ans
Aix-en-Provence (13)
©SSVP
Peu de temps après notre installation en cité avec ma femme dans le cadre de l’association Le Rocher, des tensions sont apparues dans l’équipe : l’épuisement consécutif à la charge de travail et l’inexpérience avaient raison de la bonne volonté et du dynamisme de chacun. Le responsable d’équipe a alors institué un partage régulier entre nous, avec un cadre précis : à tour de rôle, chacun expose paisiblement ce qu’il vit ; les autres écoutent, sans intervenir. Une demande de pardon peut être faite ou accueillie. Précieuse et féconde initiative !
Marie-Noëlle, 72 ans
Challes-les-Eaux (73)
©SSVP
Au Sappel, les personnes accompagnées sont dans une telle fragilité que la pratique du pardon s’avère indispensable. Avec Philippe, célibataire de 60 ans qui me pousse souvent à bout, j’ai expérimenté combien il est vital de simplement me tenir à ses côtés sans endosser le rôle de donneuse de leçon : « Allez bouge-toi ! » L’humour est plus constructif : si je lui lance gentiment « tu es un vrai ours », on rit ensemble, la vie circule. Peu importe mon impuissance, ce qui compte, c’est le lien tissé.
Martin, 26 ans
Suresnes (92)
©SSVP
En 2020, avec ma femme, nous avons accepté de prendre la responsabilité d’une maison Lazare [colocation jeunes pros-gens de la rue] à Valence dans la Drôme. Le manque de jeunes bénévoles dans une petite ville de province a rendu la mission très éprouvante – mais aussi très riche : le pardon envers les colocs était une exigence quotidienne, pour des mensonges, des manipulations, des sursollicitations… Le secret ? Donner sans rien attendre en retour sinon de réaliser la chance qu’on a d’avoir tant reçu.
Delphine, 48 ans
Paris (75)
©SSVP
Bénévole de longue date aux Petits Frères des Pauvres, j’ai appris à dépasser les conflits : comme oblate bénédictine, je suis très attachée à la Règle de saint Benoît, qui valorise l’humilité et la correction fraternelle. Ne sont-elles pas la clé de toute vie d’équipe ? Récemment, j’ai commis une bourde qui m’a valu des remontrances de ma référente. Je m’en suis excusée, puis ai tout déposé dans l’oraison. Cela m’aide à prendre du recul, à me décentrer de mon ego ; je suis là avant tout pour servir.
SUITE DU DOSSIER "La conduite de projets, un défi vincentien"
Père Pascal Ide : « Guérir de ses blessures facilite le pardon »
Le CV du père Pascal Ide donne le tournis : à la fois docteur en médecine, en philosophie et en théologie, ce prêtre du diocèse de Paris rattaché à la Communauté de l’Emmanuel, a publié pas moins de 30 ouvrages. Il nous offre ici une éclairante synthèse de celui sur le pardon.
La question du pardon dans la relation à l’autre
S’engager, c’est se donner. Mais pour tenir dans la durée, le don nécessite le pardon ! Envers les personnes aidées aussi bien qu’avec ses coéquipiers. Et si chaque Vincentien mettait à profit la parenthèse estivale pour réfléchir à la manière dont il prend – ou pas – soin des autres au sein de la SSVP ?