RÉFLÉCHIR 

À l’exemple de saint Joseph
Servir dans l’espérance

L’espérance ! Combien nous désirons la vivre et la transmettre ! L’été, en général, réconforte le moral et favorise l’espérance. Un chrétien, un Vincentien doit vivre dans l’espérance et de l’espérance. Saint Pierre nous l’a dit : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance. » La personne de saint Joseph nous aide à vivre cette vertu évangélique.

« Gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie. À toi, Dieu a confié son Fils ; en toi, Marie a remis sa confiance »

© Adobestock

« Voyez comme ils s’aiment. »

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« Joseph nous "enseigne que dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau." »

© Adobestock

Un homme a particulièrement vécu dans l’espérance. C’est saint Joseph qui a connu bien des événements noyés dans un certain brouillard. Marie attendant un enfant, avant que Joseph ne vive avec elle. La fuite en Égypte, après la nativité de Jésus dans la précarité. Siméon annonçant la souffrance de Jésus et de Marie. Toutes les questions que Joseph a pu se poser sur « cet enfant ».
Le pape François, pour fêter les 150 ans de la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église universelle, nous a donné une riche méditation sur cet homme que beaucoup de congrégations religieuses ont choisi comme protecteur. En nous inspirant du pape François, demandons-nous quelle est la place de Joseph dans notre spiritualité vincentienne.

Un homme comme nous

Il ne faut pas croire que tout fut simple pour Joseph. Pas plus que pour Marie. Il était notre jumeau dans la condition humaine. Vincent de Paul l’avait aussi placé comme protecteur de ses œuvres et fondations avec la Vierge Marie. Le pape Paul VI observe que sa paternité s’est exprimée concrètement dans le fait d’avoir fait de sa vie un service. N’est-ce pas la vocation d’un disciple de saint Vincent et d’Ozanam, que sa vie soit au service des plus petits ? À son exemple, ne devons-nous pas être des femmes et des hommes témoins de la tendresse de Dieu le Père pour toutes ses créatures ?

N’est-ce pas la vocation d’un disciple de saint Vincent et d’Ozanam, que sa vie soit au service des plus petits ? À son exemple, ne devons-nous pas être des femmes et des hommes témoins de la tendresse de Dieu le Père pour toutes ses créatures ?
Joseph nous « enseigne que dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. » Dieu agit à travers nos peurs, nos fragilités et notre faiblesse. Soyons humbles !

« L’amour est créatif à l’infini »

Joseph est tout accueil à la Parole de Dieu (à travers ses songes) et va agir en conformité avec ce que Dieu veut. L’accueil est un moyen par lequel le don de force, qui nous vient du Saint-Esprit, se manifeste dans notre vie. Il nous faut, sans doute, créer des actions nouvelles dans cette société si différente de celle d’il y a trente ans, et même dix ans.
Comme Joseph, nous sommes appelés à être des travailleurs. Vincent de Paul disait que « l’Église a besoin d’ouvriers, mais d’ouvriers qui travaillent. » En effet, il y a trop de chrétiens consommateurs, et nous manquons de bons samaritains qui, concrètement, vivent la belle parole en témoignage, et qui feraient dire à ceux qui les observent : « Voyez comme ils s’aiment. »

Être Père dans l’accueil

Le pape François souligne que saint Joseph a accueilli Jésus à la façon d’un père. Il a accueilli Marie sans fixer de conditions préalables. 

Et François ajoute : « La noblesse de son cœur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la loi. Et aujourd’hui en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est parlante, Joseph se présente comme une figure d’homme respectueux, délicat qui, sans même avoir l’information complète, opte pour la renommée, la dignité et la vie de Marie… » Chaque personne que nous, Vincentiens, recevons ou visitons est un « mystère », un « inédit. » Il faut toujours avoir le préjugé favorable sur toute personne. Comme disait saint Vincent, « ces personnes sont grossières, mais il faut tourner la médaille pour découvrir un enfant de Dieu. » En cela, saint Joseph nous indique une attitude à avoir. Il ne s’agit pas de tomber dans le « paternalisme », mais de vivre la charité fraternelle en nous rappelant les paroles de Jésus : « Le Père céleste fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5, 45)
Bien entendu, c’est en tant qu’hommes et femmes que nous sommes concernés par cet accueil fraternel de saint Joseph, nos consœurs vivant également une maternité toute faite de l’accueil de l’enfant !
Dans notre vie personnelle, comme ensemble en équipes de bénévoles, adressons à saint Joseph cette prière du pape François : « Salut, gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie. À Toi, Dieu a confié son Fils ; en toi, Marie a remis sa confiance ; avec toi, le Christ est devenu homme. »
Ô bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen
 

Jean-Claude Peteytas, diacre vincentien

Un homme a particulièrement vécu dans l’espérance. C’est saint Joseph qui a connu bien des événements noyés dans un certain brouillard. Marie attendant un enfant, avant que Joseph ne vive avec elle. La fuite en Égypte, après la nativité de Jésus dans la précarité. Siméon annonçant la souffrance de Jésus et de Marie. Toutes les questions que Joseph a pu se poser sur « cet enfant ».
Le pape François, pour fêter les 150 ans de la déclaration de saint Joseph comme patron de l’Église universelle, nous a donné une riche méditation sur cet homme que beaucoup de congrégations religieuses ont choisi comme protecteur. En nous inspirant du pape François, demandons-nous quelle est la place de Joseph dans notre spiritualité vincentienne.

Un homme comme nous

Il ne faut pas croire que tout fut simple pour Joseph. Pas plus que pour Marie. Il était notre jumeau dans la condition humaine. Vincent de Paul l’avait aussi placé comme protecteur de ses œuvres et fondations avec la Vierge Marie. Le pape Paul VI observe que sa paternité s’est exprimée concrètement dans le fait d’avoir fait de sa vie un service. N’est-ce pas la vocation d’un disciple de saint Vincent et d’Ozanam, que sa vie soit au service des plus petits ? À son exemple, ne devons-nous pas être des femmes et des hommes témoins de la tendresse de Dieu le Père pour toutes ses créatures ?
N’est-ce pas la vocation d’un disciple de saint Vincent et d’Ozanam, que sa vie soit au service des plus petits ? À son exemple, ne devons-nous pas être des femmes et des hommes témoins de la tendresse de Dieu le Père pour toutes ses créatures ?
Joseph nous « enseigne que dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. » Dieu agit à travers nos peurs, nos fragilités et notre faiblesse. Soyons humbles !

« L’amour est créatif à l’infini »

Joseph est tout accueil à la Parole de Dieu (à travers ses songes) et va agir en conformité avec ce que Dieu veut. L’accueil est un moyen par lequel le don de force, qui nous vient du Saint-Esprit, se manifeste dans notre vie. Il nous faut, sans doute, créer des actions nouvelles dans cette société si différente de celle d’il y a trente ans, et même dix ans.
Comme Joseph, nous sommes appelés à être des travailleurs. Vincent de Paul disait que « l’Église a besoin d’ouvriers, mais d’ouvriers qui travaillent. » En effet, il y a trop de chrétiens consommateurs, et nous manquons de bons samaritains qui, concrètement, vivent la belle parole en témoignage, et qui feraient dire à ceux qui les observent : « Voyez comme ils s’aiment. »

Être Père dans l’accueil

Le pape François souligne que saint Joseph a accueilli Jésus à la façon d’un père. Il a accueilli Marie sans fixer de conditions préalables.
Et François ajoute : « La noblesse de son cœur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la loi. Et aujourd’hui en ce monde où la violence psychologique, verbale et physique envers la femme est parlante, Joseph se présente comme une figure d’homme respectueux, délicat qui, sans même avoir l’information complète, opte pour la renommée, la dignité et la vie de Marie… » Chaque personne que nous, Vincentiens, recevons ou visitons est un « mystère », un « inédit. » Il faut toujours avoir le préjugé favorable sur toute personne. Comme disait saint Vincent, « ces personnes sont grossières, mais il faut tourner la médaille pour découvrir un enfant de Dieu. » En cela, saint Joseph nous indique une attitude à avoir. Il ne s’agit pas de tomber dans le « paternalisme », mais de vivre la charité fraternelle en nous rappelant les paroles de Jésus : « Le Père céleste fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5, 45)
Bien entendu, c’est en tant qu’hommes et femmes que nous sommes concernés par cet accueil fraternel de saint Joseph, nos consœurs vivant également une maternité toute faite de l’accueil de l’enfant !
Dans notre vie personnelle, comme ensemble en équipes de bénévoles, adressons à saint Joseph cette prière du pape François : « Salut, gardien du Rédempteur, époux de la Vierge Marie. À Toi, Dieu a confié son Fils ; en toi, Marie a remis sa confiance ; avec toi, le Christ est devenu homme. »
Ô bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen
 

Jean-Claude Peteytas, diacre vincentien

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