UNE JOURNÉE…
Au cœur de l’action des bénévoles rennais

Suspendus, les visites aux EHPAD ou à domicile, les barbecues, goûters, après-midi jeux… Mais, il faut plus que le Covid-19 pour stopper les équipes de la SSVP rennaises qui, habitées par l’esprit de Noël, déploient des trésors d’inventivité pour s’adapter à la situation sanitaire et soulager les personnes souffrant de précarité ou de solitude.

Par Meghann Marsotto, pigiste

AU CŒUR DE L’ACTION > LA SSVP SUR LE TERRAIN

04 Février 2021

10 h

11 h

10 h

11 h

13 h

14 h

13 h

14 h

14 h 15

17 h

Reportage photo : ©SSVP – Meghann Marsotto

14 h 15

17 h

Reportage photo : ©SSVP – Meghann Marsotto

10 h

Depuis mars, les équipes de la SSVP de Rennes ont créé une ligne d’écoute pour aider les personnes isolées à se sentir moins seules. Les appels sont dirigés vers les portables des écoutants, qui peuvent aussi venir sur place. « Depuis qu’un article a été publié, explique Manuel Rémond, président départemental, nous recevons 40 à 50 appels par jour. »

Les gens à la rue ont besoin
de masques.

11 H

Marlyn fait son entrée. La quinquagénaire a rencontré Manuel Rémond en travaillant dans la boulangerie voisine. Dans le quartier, le président départemental est connu comme le loup blanc. « Il faut entretenir des liens cordiaux avec le voisinage, estime-t-il, et participer au dynamisme du commerce local. »

13 H 

Six étudiantes en BTS rédigent des cartes de vœux à offrir à des personnes en situation de précarité. « J’ai découvert la Société de Saint-Vincent-de-Paul au forum du bénévolat, explique Marion, 18 ans. Ce qui m’a marquée, c’est qu’elle intervient auprès de tous les publics sans faire de différence. » De nombreux nouveaux partenariats, notamment scolaires, ont permis de passer de 150 à plus de 2 000 cartes de vœux distribuées ou envoyées en 2020 ! D’autres jeunes réalisent aussi des collectes de jouets ou préparent des colis de Noël pour les familles démunies.

14 H 

Justine arrive au local. La trentenaire a rejoint l’association il y a peu : « Je viens de perdre mon travail et j’en profite pour aider. » « On communique beaucoup pour recruter de nouveaux bénévoles, via les médias ou sur France Bénévolat, explique Manuel Rémond, qui avertit : quand on le recrute, un bénévole veut prendre part à une action tout de suite. » La communication doit donc s’accompagner de réactivité et de souplesse. Qu’est-ce qu’apporte du sang neuf ? « Un regard nouveau, du réseau, des compétences et des idées. »

14 H 15

Étudiantes et bénévoles se répartissent en deux groupes pour ratisser les rues du centre-ville. Aux sans-abri, ils offrent présence chaleureuse, chocolats et cartes de vœux. « Hey les gilets bleus ! Je connais les gilets jaunes, les bonnets rouges, mais vous, vous êtes qui ? » C’est Chéraf qui interpelle ainsi le groupe revêtu de chasubles. « Les gens à la rue ont besoin de masques, déclare ce quadragénaire. Il y en a qui portent le leur jusqu’à une semaine, c’est cher vous comprenez ? » Gonzague de la Besnardière, bénévole, prend note avec intérêt.

17 H

Départ pour le Parc des expositions dans lequel l’association s’est vu prêter un local de stockage. Marie-Alice, bénévole depuis 23 ans, récupère les fournitures dont elle a besoin pour confectionner des colis de Noël. Cent-cinquante seront distribués aux personnes seules et familles accompagnées par les équipes de la SSVP de Rennes pour remplacer le convivial goûter de Noël habituel en raison des contraintes sanitaires.

EN SAVOIR +

La SSVP de Rennes en réseau avec son territoire

Les établissements scolaires et commerçants du coin, tous connaissent et aident les équipes de la SSVP de Rennes. C’est grâce à leur générosité qu’ont pu être conçus les colis de Noël, que sont offertes 10 coupes de cheveux par mois ou qu’un local de stockage est prêté gracieusement. Un chef d’entreprise sensibilise les passants à la situation de son secteur en remplaçant les clients de son restaurant par des ours en peluche… dont 25 seront offerts aux équipes de la SSVP de Rennes pour faire plaisir à des enfants. Le café d’à côté prête fréquemment du mobilier, les voisins réceptionnent les colis quand les bénévoles sont absents… « Il faut se montrer créatif, considère Manuel Rémond. Et la créativité, ça commence par se dire bonjour. »

Précédent

Prochain

Share This