LE DOSSIER 

Guide pratique pour vivre la diaconie

Le Guide pratique*, édité suite à l’Université de la solidarité et de la diaconie, recense 54 initiatives originales. Pour s’en inspirer, des « fiches de savoir-faire » sont proposées.

Voici 3 exemples d’ateliers pour nous aider à « creuser ce sillon où chacun est irremplaçable pour construire l’Église de Jésus-Christ » avec dans nos cœurs « la joie des rencontres avec les plus pauvres comme autant de rencontres avec Jésus lui-même » (Mgr Blaquart).

Tournées spirituelles dans la rue

But ? Montrer que l’Église est aux côtés des blessés de la vie.
En amont, prendre contact avec l’évêché et les associations agissant auprès des sans-abris. Recruter et former des bénévoles.
Déroulé : « visitation » hebdomadaire deux par deux, durant 3 h, sur un itinéraire fixe, « les mains nues, mais le cœur plein. » Temps de prière au départ. « On vient vous dire bonjour et prendre de vos nouvelles. » Temps de relecture après.
À l’issue : compte-rendu écrit envoyé à une communauté religieuse qui prie pour les personnes. Relecture bimestrielle en équipe avec accompagnateur spirituel.
Contact : diaconie@catholique37.fr

Le pas-à-pas – temps de partage de la parole de Dieu

But ? Favoriser la parole de tous.
Déroulé : des versets d’un texte d’évangile écrits sur 5 bandes de papier sont affichés l’un après l’autre : chacun les commente en son nom, sans rebondir sur les prises de parole des autres. À la fin, le texte entier est distribué, le groupe partage sur ce qui a été vécu. On peut dire une prière.
Durée : 45 min.
À l’issue : un secrétaire note les « perles » ressortant de l’échange.
« Cette méthode permet d’expérimenter le verset de l’évangile « ce que tu as caché aux sages et aux savants, c’est aux petits que tu l’as révélé.«  » (Céline Tournus)
Contact : dept.animationspirituelle@secours-catholique.org

Réalisation d’un chemin de croix artistique

La Communauté du Sappel a été fondée par deux couples d’ATD Quart Monde, pour répondre à la demande spirituelle des plus pauvres.
But ? La création artistique comme chemin d’intériorité.
Voir sur : http://servonslafraternite.net/paroles-partagees/video-un-chemin-de-croixpropose-par-des-personnes-du-sappel
Contact : bigna@paturle.net

Tournées spirituelles dans la rue

But ? Montrer que l’Église est aux côtés des blessés de la vie.
En amont, prendre contact avec l’évêché et les associations agissant auprès des sans-abris. Recruter et former des bénévoles.
Déroulé : « visitation » hebdomadaire deux par deux, durant 3 h, sur un itinéraire fixe, « les mains nues, mais le cœur plein. » Temps de prière au départ. « On vient vous dire bonjour et prendre de vos nouvelles. » Temps de relecture après.
À l’issue : compte-rendu écrit envoyé à une communauté religieuse qui prie pour les personnes. Relecture bimestrielle en équipe avec accompagnateur spirituel.
Contact : diaconie@catholique37.fr

Le pas-à-pas – temps de partage de la parole de Dieu

But ? Favoriser la parole de tous.
Déroulé : des versets d’un texte d’évangile écrits sur 5 bandes de papier sont affichés l’un après l’autre : chacun les commente en son nom, sans rebondir sur les prises de parole des autres. À la fin, le texte entier est distribué, le groupe partage sur ce qui a été vécu. On peut dire une prière.
Durée : 45 min.
À l’issue : un secrétaire note les « perles » ressortant de l’échange.
« Cette méthode permet d’expérimenter le verset de l’évangile « ce que tu as caché aux sages et aux savants, c’est aux petits que tu l’as révélé.«  » (Céline Tournus)
Contact : dept.animationspirituelle@secours-catholique.org

Réalisation d’un chemin de croix artistique

La Communauté du Sappel a été fondée par deux couples d’ATD Quart Monde, pour répondre à la demande spirituelle des plus pauvres.
But ? La création artistique comme chemin d’intériorité.
Voir sur : http://servonslafraternite.net/paroles-partagees/video-un-chemin-de-croixpropose-par-des-personnes-du-sappel
Contact : bigna@paturle.net

POUR EN SAVOIR PLUS

* Vendu 5 € sur www.boutique.ssvp.fr • https ://servonslafraternite.net/boite-a-outils/guide-pratique-pour-vivre-la-diaconie

MICRO-TROTTOIR 

MARIE,
Lyon

À peine mariés, Édouard et moi sommes partis un an aux Philippines avec Enfants du Mékong. Nous avions un grand désir d’aider les plus pauvres. Là-bas, face à l’incommensurable misère, j’ai mesuré combien la posture du sauveur est dérisoire : confrontée à mes limites, j’ai gagné en humilité. J’ai reçu bien plus que ce que j’imaginais : les 80 adolescents dont je m’occupais m’ont permis de déployer ma fibre maternelle. Quel cadeau pour moi, qui doutais de ma capacité à être mère,
de les entendre dire : « Elle est comme une mère ! »
Nos deux filles leur doivent beaucoup !

HENRY,
Clermont-Ferrand

Quand ma femme et moi avons été envoyés dans les favelas brésiliennes, avec FIDESCO, j’aspirais de tout cœur à aider ceux qui n’ont rien, à mettre mes compétences à leur service. Première douche froide : la barrière de la langue m’empêchait d’avancer aussi vite que je l’aurais voulu. Ainsi, j’ai mesuré qu’il ne fallait pas à tout prix être dans l’action : c’est le Seigneur qui est à l’œuvre. À nous de nous mettre à son écoute et à celle des populations. Leur joie de vivre, leur générosité m’ont bouleversé. Je me suis senti tout petit à côté. Une claque salutaire !

JEAN-MICHEL,
Paris

Quand j’ai été accueilli aux Captifs [la libération], ils m’ont regardé comme une personne normale, ils ne m’ont pas jugé. Pourtant j’étais crado ! « Viens, entre, fais comme chez toi. » Ils m’ont accepté tel quel. C’est un peu comme une seconde famille. En plus ils m’aident à faire des papiers… et m’apprennent à être patient !
Dans la rue, il y a vraiment une solidarité phénoménale. On se tient tous les coudes parce qu’on sait ce que c’est, la galère. Mon vrai métier, c’est cuistot. J’aimerais aller au Canada leur faire goûter la bonne popote française : du canard à l’orange, du lapin
à la moutarde ou un bon bœuf bourguignon !

CLARA,
Conférence de Toulouse

J’entame ma troisième année dans le groupe des maraudes. La détresse humaine, ça m’a toujours beaucoup touchée : ma foi m’a sensibilisée au visage du Christ pauvre. La première année, je venais en électron libre. Puis j’ai réalisé l’importance de la régularité, de l’engagement. Nous nous rendons souvent à la gare, et retrouvons les mêmes visages : c’est comme une rencontre entre amis.Ça me reconnecte à la vraie vie, ça me pose. Sinon, mon métier de kiné étant très prenant, j’aurais vite fait de ne m’occuper que de moi. La fragilité des sans-abris vient travailler ma propre fragilité. Je vis là le cœur de ma vie.

SUITE DU DOSSIER "LES PAUVRES SONT NOS MAITRES"

Les pauvres nous évangélisent 

Les pauvres nous évangélisent 

Sa conversion foudroyante sur la route de Compostelle* en a fait un autre homme. Ingénieur de l’innovation au sein de start-up et de géants du net (Yahoo, Kelkoo, Viadeo…), c’est aux sans-abris que se consacre désormais Jean-Marc Potdevin, fondateur de l’application Entourage.

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Les pauvres sont nos maîtres

Les pauvres sont nos maîtres

Parce que l’attention aux plus petits est le fil rouge de son pontificat, le pape François a instauré en 2017 la Journée mondiale des pauvres. Ce qu’il préconise ? « Ne pas s’arrêter à la première nécessité matérielle (…) pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel. »

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