LE DOSSIER 

Les Vincentiennes poursuivent l’œuvre
d’Ozanam

Depuis la fondation de l’association, et à tous les niveaux, les femmes participent activement à la préservation et la poursuite de l’œuvre de Frédéric Ozanam.

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Marie

Les héritières d’Ozanam 

C’est d’abord par Amélie Ozanam, épouse de Frédéric, que son œuvre nous est parvenue. À sa mort prématurée, elle veillera à la publication de ses écrits. Après elle, leur fille Marie Ozanam-Laporte, puis leur petit-fils Frédéric Laporte poursuivent ce travail. Ce dernier transmet le flambeau à deux de ses filles, Marie Laporte et Magali Brémard qui transmettent un grand nombre de matériaux aux historiens. Raphaëlle Chevalier-Montariol, sa nièce, a pris le relais, à laquelle a succédé Magdeleine Houssay, fille de Magali Brémard, à qui l’on doit par exemple la numérisation de nombreuses archives familiales.

EN SAVOIR PLUS

Amélie Ozanam, une vie (1820-1894). Éditions Salvator, par Matthieu Brejon de Lavergnée. Disponible sur la boutique : ssvp.fr
Témoignages 
Pauline, 32 ans
Conférence de Puteaux (92) et commission jeunes e

©DR

« J’aime me mettre au service, c’est pour moi le propre de la spiritualité vincentienne. J’ai commencé par m’engager à Puteaux, près de chez moi. J’ai appris qu’une cantine solidaire ouvrait dans le quartier d’affaires de La Défense et recherchait des bénévoles. Cela répondait à mon envie de donner de mon temps et s’intégrait à mon emploi du temps alors j’ai apporté mon aide. Je suis la seule membre de ma Conférence à être en activité et le président fait toujours les efforts nécessaires pour organiser nos rencontres en fin de journée, de sorte que je puisse participer. J’essaie de nous faire connaître des jeunes, pour agrandir notre réseau. »
Liliane, 57 ans
Trésorière de la Conférence de Saint-Denis-de-la-Réunion (974)

©DR
« Chez nous, on recrute à tout âge, sans critère particulier. Notre priorité, c’est la convivialité, l’amour de la mission vincentienne, le partage, le travail en équipe. La dimension spirituelle est indissociable de nos actions. On propose des journées de prière, de rencontre, des repas… Jeunes et moins jeunes s’entraident : les actions du mercredi demandent du dynamisme et plus de jeunes sont alors présents tandis que les vendredis après-midi, on a davantage de personnes plus âgées, qui prêtent une oreille attentive à nos visiteurs et les aident par exemple avec leurs papiers, les écoutent lorsqu’ils ont besoin de parler… »

Jean, 87 ans

Conférence de Langeac (43)

©DR
« J’ai commencé en juin 1962. J’ai grandi dans une famille très catholique et j’aime les gens, j’aime aider. On reçoit beaucoup en aidant les autres, tous les autres. J’ai vu se succéder des personnes très pauvres. Au départ, on leur donnait des bons de pain, de bois, d’épicerie… On faisait notre quête entre nous à chaque réunion. On n’avait pas de subventions. On organisait des événements, des concerts, des spectacles… On a fait du développement : de l’aide pour les enfants d’Afrique, des envois de vêtements, de médicaments, de lunettes et aussi de l’argent, pour financer par exemple des rizières, des cultures, l’élevage de poulets… »

Alexis, 15 ans
Bénévole de la Conférence de Niort (79)

©DR
« La présidente de la Conférence locale est venue à mon collège présenter les actions de l’association et ça m’a plu. Après une visite, je me suis engagé. Cela fait trois ans maintenant. On a recruté d’autres juniors dans mon établissement. Je participe à la distribution alimentaire. Ce qui me plaît, c’est qu’on me laisse prendre pas mal d’initiatives. Ce qui est compliqué en revanche, c’est de réussir à allier efficacité et qualité d’accueil. Je trouve que c’est important de pouvoir prendre le temps de discuter avec les gens qu’on reçoit. L’année dernière, j’ai obtenu la médaille de la jeunesse et des sports dans la catégorie engagement, j’étais content. »

SUITE DU DOSSIER "190 ans au service des plus fragiles"

190 ans au service des plus fragiles

190 ans au service des plus fragiles

Lancée en 1833 par Frédéric Ozanam et ses amis, sans internet ni smartphone, la Société de Saint-Vincent-de-Paul est aujourd’hui un réseau (social) mondial de charité. Elle rayonne dans plus de 150 pays du monde, grâce à l’action des bénévoles qui poursuivent l’œuvre du fondateur avec conviction et inventivité.

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