UNE JOURNÉE… Pour rendre heureux les habitants du quartier
« Heureux les invités », un événement organisé depuis huit ans par l’équipe des jeunes de la Société de Saint-Vincent-de-Paul de la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge (75), n’avait pas pu avoir lieu depuis des mois. Miracle de Noël, il aura rassemblé, grâce au respect des conditions sanitaires en vigueur à la date de sa tenue, le 11 décembre 2021, quelque 70 habitants et bénévoles… heureux !
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© SSVP – Meghann Marsotto

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C’est jour de fête pour l’équipe des jeunes de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Trente-cinq habitants ont prévu de participer à l’événement « Heureux les invités », une fête pour sortir de leur isolement les seniors souvent seuls du quartier. Dans l’agitation joyeuse de la préparation du goûter, certains se rencontrent pour la première fois. « Nous pratiquons, le reste de l’année, différentes activités comme des maraudes, des ateliers lecture ou Internet, des visites au domicile ou dans des EHPAD…, explique Sixtine, 28 ans. Il arrive donc qu’on ne se croise pas. »


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On s’affaire pour décorer les locaux de la paroisse Saint-Pierre-de-Montrouge, généreusement mis à disposition par son curé. Habituellement, les enfants d’un centre de loisirs que Samuel, l’un des bénévoles, encadre, participent à l’événement pour égayer les anciens. Sécurité sanitaire oblige, ils ne peuvent pas être présents, mais ils ont témoigné leur affection en façonnant guirlandes multicolores et autres sapins en origami.14 H 30
Le loto remporte le plus vif succès. Des lycéens animent le jeu. Équipés d’un très sérieux matériel de tirage, ils stimulent la mémoire des visiteurs en se servant d’indices pour faire deviner le chiffre tiré. Aux gagnants, l’un de ces jeunes, déguisé en Père Noël, distribue de petits cadeaux. « C’est hyper sympathique, se réjouit Cécile, 90 ans. « La présence de la jeunesse, complète son amie Anne, ça fait du bien au moral. »
EN SAVOIR +
Un besoin de spiritualité
Quand l’on rejoint l’équipe des jeunes de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, c’est « neuf fois sur dix, parce qu’on est chrétien », explique Robin, bénévole. Les temps dévolus au partage de moments de spiritualité sont donc vécus, pour beaucoup de personnes qui s’engagent, comme un besoin. Des temps de prière, avant et après chaque maraude, sont parfois menés par le prêtre de la paroisse qui accompagne l’équipe. « Ça nourrit les rencontres », estime Alix. « Si la dimension spirituelle n’avait pas d’importance pour moi, complète Agnès, 40 ans, je ne serais pas venue à la Société de Saint-Vincent-de-Paul. J’aurais plutôt rejoint d’autres associations comme Les Restos du Cœur. Certains jours, c’est moins facile de se motiver… Dans ces moments-là, la prière est notre moteur. »
15 H 30
Place au karaoké à présent. Marie-France s’attaque aux « Copains d’abord ». Plus facile, certes, que d’entonner les refrains d’« Emmenez-moi », de son chouchou Aznavour. « Saviez-vous que Brassens habitait le quartier ? » Entre deux interprétations passionnées, la dame raconte Piaf, née (selon la légende) rue de Belleville où elle-même a grandi… et le trajet en ascenseur qu’elle partagea un jour avec Brel !
17 H 30
« Merci pour votre accueil, c’était très bien ! Comme toujours ! », salue un visiteur. Bientôt, les derniers courageux s’affairent au ménage. Bénévoles et visiteurs repartiront le cœur joyeux. « Je suis heureuse de participer à la vie de mon quartier, illustre Alix, 27 ans. Ces petits papis et mamies, je peux les croiser au marché ou dans mon immeuble. Et là, on leur a fait un petit moment festif, c’était sympa. C’est ça qui est bien avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul, c’est sa dimension hyper locale. »
