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Pour une initiative solidaire avec l’Ukraine

C’est d’abord une initiative personnelle qui a poussé Jean-Charles Mayer, directeur de la Communication de la SSVP, à s’engager dans l’aide des réfugiés ukrainiens. Après avoir appelé son ami Pierre-Emmanuel, 50 ans, entrepreneur, ils décident ensemble de partir à Medyka en Pologne, à la frontière ukrainienne.
La mission ? Apporter une aide matérielle aux 10 000 réfugiés qui passent chaque jour sur ce camp. Ils nous racontent ici leur périple.

AU CŒUR DE L’ACTION > LA SSVP SUR LE TERRAIN

8 juillet 2022
 

30 mars : Le départ
© Uk – le départ

 

31 mars : La fatigue
 

31 mars : La fatigue
 

1er avril : La découverte d’un point de passage frontière en période de guerre
 

1er avril : La découverte d’un point de passage frontière en période de guerre
 

2 avril : C’est déjà la fin
 

2 avril : C’est déjà la fin

30 mars : Le départ

Après avoir collecté via les salariés de la Société de Saint-Vincent-de-Paul des dons en nature et établi un partenariat de collecte avec le mouvement citoyen des Convois de la Solidarité, nous partons vers midi avec la camionnette de l’espérance de la SSVP pour 1 700 km de voyage à destination du point de passage frontière de Medyka (côté Pologne).

31 mars : La fatigue

Après 20 heures de route, nous voilà arrivés à Medyka. Il pleut à verse, la boue est partout, il fait très froid, les bénévoles qui sont censés nous accueillir manquent de disponibilité et la camionnette (qui doit nous servir de lit) ne peut pas être vidée car la tente qui doit accueillir nos dons est pleine à craquer. C’est donc une première mission qui s’offre à nous, trouver un logement pour la nuit… Les Seul contact sur place, les Filles de la Charité, une communauté religieuse, appartenant à la famille vincentienne engagée en Pologne dans l’accueil des réfugiés. La SSVP les soutient et nous décidons de les appeler en expliquant notre problématique. Nous voilà partis à 30 km de Medyka, à Laszki. Ni une ni deux, les sœurs nous offrent l’hospitalité pour la durée de notre séjour. Après quasiment 24 heures sans dormir, nous nous effondrons jusqu’au lendemain matin. logements et hôtels sont pris d’assaut.

1er avril : La découverte d’un point de passage frontière en période de guerre  
6h du matin, c’est donc maintenant, à tête reposée, que nous découvrons ce camp, son organisation. Le camp est calme, pas de cri, peu de larmes, mais l’atmosphère est grave et lourde. C’est après avoir réalisé des distributions de jouets, de nourritures et couvertures de survies à ces femmes, enfants ou personnes âgées qui évoluent dans des interminables files d’attentes… (parfois plusieurs jours en extérieur) qu’un premier constat s’offre à nous. Les dons affluent et les bénévoles n’arrivent pas à délester assez rapidement la collecte. Il faut trouver une solution pour utiliser ces dons différemment. Notre idée, les envoyer en Ukraine directement pour les populations qui en ont le plus besoin (mais trop dangereux de le faire nous-mêmes). Grâce aux Filles de la Charité, un contact via la Fondation Semper Fidelis est réalisé. La mission est réussie, un « pont » a été identifié pour transférer des dons vers l’Ukraine, et le tout, grâce aux Filles de la Charité.
Découvrez l’interview de Sœur Regina sur la situation en Ukraine : https://www.instagram.com/tv/Cb5s6aPlBbv/?utm_source=ig_web_copy_link

2 avril : C’est déjà la fin 
Dans la communauté des Filles de la Charité, nous avons été logés avec des réfugiés ukrainiens, deux familles avec qui nous avons noué des liens.
Le jour de notre départ, une surprise nous a été offerte. Les enfants ukrainiens, nous ont chanté une chanson pour nous remercier de ce soutien et de nos échanges sur place.
Découvrez la vidéo ici : https://www.instagram.com/p/Cb4OpBjFUIA/?hl=fr )

C’est en pleurs que nous sommes repartis pour 20 heures de route à destination de Paris afin de retrouver nos vies, nos familles, nos boulots. Il y aura eu un avant et un après ce voyage humanitaire…

EN SAVOIR +

La Pastorale des jeunes et l’équipe des jeunes bénévoles de la SSVP coaniment
Découvrez via le QR Code périple de Jean-Charles Mayer et Pierre-Emmanuel sur son compte Instagram @jc_mm

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