RÉFLÉCHIR 
3 décembre 2021

Sans les œuvres, la foi est morte

Depuis les tout premiers temps de l’Église, par le souffle de l’apôtre Jacques, il y a une certitude : la véritable foi se traduit par le service effectif des autres. Sans ce service, les plus belles protestations de foi ne sont que de vaines paroles, incantations vides.

Notre foi doit nous transformer et se traduire en gestes d’amour fraternel.

© Sébastien GODEFROY – SSVP

« C’est par mes actes que je te montrerai ma foi. »

© Sébastien GODEFROY – SSVP

« Les hommes, les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair (…) et nous pouvons leur dire vous êtes pour nous les images cachées de ce Dieu que nous aimerons en vos personnes. »

© Meghann Marsotto – SSVP

Vincentiens, nous ne sommes pas des philanthropes. Notre trésor, à partager, c’est notre foi pour aller vers tout frère en humanité, en particulier à la rencontre des pauvres et des petites gens. Dieu nous a aimés le premier. Nous accueillons cet amour avec confiance. Mais, comme disait saint Vincent de Paul : « Rien ne me sert d’aimer Dieu si mon prochain ne l’aime. » Il ne s’agit pas de se laisser aimer passivement. Notre foi doit nous transformer et se traduire en gestes d’amour fraternel.

Des actes qui disent la foi

Dans le dessein de Dieu, nous sommes sauvés gratuitement par la foi dans le Christ, mais cette foi nous engage. L’apôtre Jacques l’a dit : « C’est par mes actes que je te montrerai ma foi. » S’il n’y pas de traduction en actes, la foi demeure virtuelle ! La spiritualité de Frédéric Ozanam et de ses premiers confrères rejoint cela. Parlant avec des étudiants qui leur demandaient de rendre la foi crédible et disaient : « Vous qui vous vantez d’être catholiques, que faites-vous ? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire admettre et respecter ? » Frédéric répondit : « Que nos actes soient d’accord avec notre foi. Mais que faire ? Que faire pour être vraiment catholiques, sinon ce qui plaît le plus à Dieu ?

Secourons donc notre prochain, comme le faisait Jésus-Christ, et mettons notre foi sous la protection de la Charité. » Parlant à ses disciples, Jésus disait : « Celui qui veut être le premier, qu’il soit le dernier et le serviteur de tous. » Être serviteur, c’est se laisser convertir par ce qui nous est révélé à travers l’action. Aller à la rencontre des petits et des pauvres, c’est bel et bien un signe distinctif, un témoignage spécifique.

Prière et action

Comme l’écrit le père Renouard, Vincent de Paul veut « une piété aux manches retroussées » ! Pour lui, l’oraison et la prière sont l’âme de l’action. C’est ce qu’il appelle « le centre de la dévotion ».
Importance de la prière, afin de se revêtir du Christ que l’on contemple, pour ensuite être actif au service de ses frères en humanité. « Si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ? (…) Moi c’est par mes actes que je te montrerai ma foi. » (Jacques 2, 14-18)
Nous ne devons avoir aucun complexe à proposer la foi si nos frères nous demandent de nous exprimer à son sujet. C’est pour cela que, lorsque nous rendons visite à des personnes malades ou qui sont seules chez elles et qui ont du mal à marcher, leur porter la Communion eucharistique – si elles le désirent – est un « service » à leur proposer. C’est un sommet spirituel que de prier avec celui ou celle à qui nous rendons visite !

Une foi incarnée

Voici qu’arrivent les semaines de l’Avent préparant la fête de Noël. Dieu incarné, Dieu présent par la naissance de son Fils Jésus-Christ au cœur de l’humanité : toute l’originalité de la foi chrétienne. Pour Frédéric Ozanam, cet enfant né de Marie, notre Dieu, frappe chaque jour à notre porte, nous demandant de lui ouvrir et de lui donner place dans notre vie. À travers les personnes rencontrées, Il nous invite à l’accueillir en nous livrant à l’amour et aussi Il veut naître en nous.
Méditons ce magnifique texte : « Les hommes, les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair (…) et nous pouvons leur dire vous êtes pour nous les images cachées de ce Dieu que nous aimerons en vos personnes. » (Frédéric Ozanam)
Dieu avec nous, Espérance que nous devons annoncer autour de nous, pas seulement avec des discours, « mais par des actes et en vérité ».

 

Jean-Claude Peteytas, diacre vincentien
Vincentiens, nous ne sommes pas des philanthropes. Notre trésor, à partager, c’est notre foi pour aller vers tout frère en humanité, en particulier à la rencontre des pauvres et des petites gens. Dieu nous a aimés le premier. Nous accueillons cet amour avec confiance. Mais, comme disait saint Vincent de Paul : « Rien ne me sert d’aimer Dieu si mon prochain ne l’aime. » Il ne s’agit pas de se laisser aimer passivement. Notre foi doit nous transformer et se traduire en gestes d’amour fraternel.

Des actes qui disent la foi

Dans le dessein de Dieu, nous sommes sauvés gratuitement par la foi dans le Christ, mais cette foi nous engage. L’apôtre Jacques l’a dit : « C’est par mes actes que je te montrerai ma foi. » S’il n’y pas de traduction en actes, la foi demeure virtuelle ! La spiritualité de Frédéric Ozanam et de ses premiers confrères rejoint cela. Parlant avec des étudiants qui leur demandaient de rendre la foi crédible et disaient : « Vous qui vous vantez d’être catholiques, que faites-vous ? Où sont les œuvres qui démontrent votre foi et qui peuvent nous la faire admettre et respecter ? » Frédéric répondit : « Que nos actes soient d’accord avec notre foi. Mais que faire ? Que faire pour être vraiment catholiques, sinon ce qui plaît le plus à Dieu ? Secourons donc notre prochain, comme le faisait Jésus-Christ, et mettons notre foi sous la protection de la Charité. » Parlant à ses disciples, Jésus disait : « Celui qui veut être le premier, qu’il soit le dernier et le serviteur de tous. » Être serviteur, c’est se laisser convertir par ce qui nous est révélé à travers l’action. Aller à la rencontre des petits et des pauvres, c’est bel et bien un signe distinctif, un témoignage spécifique.

Prière et action

Comme l’écrit le père Renouard, Vincent de Paul veut « une piété aux manches retroussées » ! Pour lui, l’oraison et la prière sont l’âme de l’action. C’est ce qu’il appelle « le centre de la dévotion ».
Importance de la prière, afin de se revêtir du Christ que l’on contemple, pour ensuite être actif au service de ses frères en humanité. « Si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ? (…) Moi c’est par mes actes que je te montrerai ma foi. » (Jacques 2, 14-18)
Nous ne devons avoir aucun complexe à proposer la foi si nos frères nous demandent de nous exprimer à son sujet. C’est pour cela que, lorsque nous rendons visite à des personnes malades ou qui sont seules chez elles et qui ont du mal à marcher, leur porter la Communion eucharistique – si elles le désirent – est un « service » à leur proposer. C’est un sommet spirituel que de prier avec celui ou celle à qui nous rendons visite !

Une foi incarnée

Voici qu’arrivent les semaines de l’Avent préparant la fête de Noël. Dieu incarné, Dieu présent par la naissance de son Fils Jésus-Christ au cœur de l’humanité : toute l’originalité de la foi chrétienne. Pour Frédéric Ozanam, cet enfant né de Marie, notre Dieu, frappe chaque jour à notre porte, nous demandant de lui ouvrir et de lui donner place dans notre vie. À travers les personnes rencontrées, Il nous invite à l’accueillir en nous livrant à l’amour et aussi Il veut naître en nous.
Méditons ce magnifique texte : « Les hommes, les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair (…) et nous pouvons leur dire vous êtes pour nous les images cachées de ce Dieu que nous aimerons en vos personnes. » (Frédéric Ozanam)
Dieu avec nous, Espérance que nous devons annoncer autour de nous, pas seulement avec des discours, « mais par des actes et en vérité ».

 

Jean-Claude Peteytas, diacre vincentien

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