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« J’ai beaucoup appris, les outils comme la reformulation, cela va me permettre d’enrichir ma pratique. » « Je repars avec plus de confiance, de force et d’assurance, c’est très bénéfique. » « Je mesurais combien il est difficile de s’ouvrir à l’autre sans tomber dans l’excès de compassion ou au contraire dans l’oubli de ses limites. J’ai découvert qu’il faut d’abord rester un humain face à un humain, ne pas se prendre pour Dieu… rester conscient de ses limites. C’est nous les plus faibles. »
« Quand on pratique l’attitude de compréhension, on a l’impression de se sentir plus léger, que cela devient plus facile… » « Parmi les nombreux thèmes soulevés, celui des limites est peut-être celui qui est le plus revenu : jusqu’où aller dans le respect et le bien de l’aidé… alors, s’il ne demande rien, ne veut rien, quel est le sens de ma visite ? »
« Je suis arrivé en me demandant quelles étaient les limites de l’accompagnement face à des situations de grande précarité ou de crise – comment accompagner quand on se sent manipulé ? » « J’ai découvert la force d’une présence pleine, chaleureuse, attentive, respectueuse et sans jugement. La force d’un regard, parfois aussi le silence, juste être là pour l’autre… pour reconnaître sa valeur, son droit à exister. »
Voici l’analyse de la formatrice sur un point-clé : celui du lien amical qui peut au fil du temps se créer entre le Vincentien et la personne qu’il visite. « Au final, dit-elle, il s’agit d’être au clair dans son accompagnement, pas de position dogmatique, simplement faire les choses « en conscience » et qu’elles soient justes pour l’aidé comme pour l’aidant. » Autre situation qui peut mettre le bénévole face à ses limites : l’accompagnement d’une personne sans-abri, en situation de rupture, d’exclusion sociale. « Cette situation a été reprise en jeu de rôle, explique la formatrice. Cela a permis à l’ensemble des participants de travailler la notion de présence chaleureuse, le savoir-être avant le savoir-faire. »
Pour finir, la formatrice souligne la force du groupe et de sa cohésion autour de la règle de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. La spiritualité et les valeurs qui y sont portées sont un élément clé qui structure l’engagement des bénévoles
Le mot de la fin sera celui d’une bénévole vincentienne : « travailler sur les émotions, c’est le travail d’une vie, c’est un champ immense à investir… »