RÉFLECHIR 

« Servir dans la joie, porté par l’espérance. »

Pas besoin de s’y étendre, notre société est angoissée. Il y a de la peur face à l’avenir ! Nous sommes soumis aux mêmes défis qui sont devant nous. Membres de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, nous sommes appelés à agir. Pour cela, nous avons à nous convertir, c’est-à-dire à devenir disciples de Jésus-Christ. Ceci demande le passagepar la Croix. Notre temps est bel et bien ce passage-là.

« Le tort de beaucoup de chrétiens de nos jours, c’est d’espérer peu. »

«J’ai toujours espéré que Dieu se chargeait de faire l’œuvre pourvu qu’on l’y aidât »

« Faisons les œuvres de Dieu et il fera les nôtres. »

Frédéric Ozanam qui, toute sa vie, même les derniers temps avant sa mort, était un homme d’espérance, nous invite à être des serviteurs des autres, des plus petits et fragiles en particulier, en étant des témoins de l’espérance fondée sur la Parole de Dieu et la confiance en
sa promesse.
Au 19e siècle, Frédéric et ses premiers disciples vivaient au cœur de bien des problèmes : prolétariat, quartiers insalubres, épidémies, etc. Et il a eu ces paroles célèbres : « Le tort de beaucoup de chrétiens de nos jours, c’est d’espérer peu. C’est à chaque combat, à chaque obstacle de croire à la ruine de l’Église. Ce sont les apôtres dans la barque pendant l’orage : ils oublient que le Sauveur est au milieu d’eux » (29 janvier 1845).
Ozanam, si proche de sœur Rosalie, témoin de l’espérance « malgré tout » dans le quartier Mouffetard, déclarait : « J’ai toujours espéré que Dieu se chargeait de faire l’œuvre pourvu qu’on l’y aidât » (24 novembre 1835). Cela fait écho aux propos de Monsieur Vincent : « Faisons les œuvres de Dieu et il fera les nôtres. »

COMMENT VIVRE LE SERVICE DANS L’ESPÉRANCE ?

Chrétiens à la suite de saint Vincent de Paul et de Frédéric Ozanam, nous devons nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu. En la lisant et la méditant, nous avons à découvrir ce que le Christ nous demande. Vivre, chacun de nous, à travers la vie du Christ.

Notre foi nous fait vivre de quelqu’un qui est mort et ressuscité. Nous vivons le Mystère pascal. Saint Paul nous dit : « La mort fait son œuvre en nous, qui sommes des vases d’argile chargés de porter un trésor. » Devant les difficultés, devant la misère grandissante et « nos petits moyens », nous pouvons rencontrer le découragement, la perte d’enthousiasme. On ne se sent pas à la hauteur.Comme l’écrit Bernanos, à la fin du Journal d’un curé de campagne, il faut « humblement s’aimer soi-même. » Le Christ Jésus nous appelle au service de nos frères frappés par la souffrance, la maladie, la pauvreté tels que nous sommes. Nous sommes chargés de porter à tous l’espérance et la joie. Frédéric s’est beaucoup exprimé sur la Providence. Il a été guidé par elle. Notre ancien confrère Christian Verheyde, dans son livre Prier 15 jours avec Frédéric Ozanam dit que dans les 1 448 lettres qu’il a publiées, Frédéric cite de très nombreuses fois ce mot de Providence et il dit combien il met en elle toute sa confiance. « Nous ne sommes ici-bas que pour accomplir la volonté de la Providence. »

GARDONS CONFIANCE
EN DIEU

Monsieur Vincent avait une foi inébranlable en la Providence. Il est mort en disant : « Confiance, j’ai confiance. » Les derniers mots qui résument toute sa vie. Et vivre dans la confiance dans le Seigneur, est la source d’une profonde joie. Dans ce monde angoissé, il faut, plus que jamais, que les Vincentiens rayonnent la joie. Celle de servir car, c’est sûr, il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.

Le pape François a dit : « au milieu de beaucoup de problèmes, même graves, ne perdons pas l’espérance en l’infinie miséricorde de Dieu. »
Pour témoigner et servir dans la joie, porté par l’espérance, chaque Vincentien affirme, à la suite de l’apôtre Paul : « Je sais en qui je crois ! »

 

Jean-Claude Peteytas,
diacre et conseiller spirituel, Dordogne

EN SAVOIR +

Comment vivre l’espérance dans nos Conférences ?

• Au sein de nos Conférences, sommes-nous amis pour aimer ? Comment aidons-nous à grandir dans la confiance en la Providence ? • Notre société a besoin de témoins dont le visage est souriant parce qu’ils savent que l’Esprit Saint les accompagne. Prions-nous personnellement et en Conférence l’Esprit qui nous fait connaître Dieu comme le Père de tous les hommes ? • Méditons en Conférence ce mot de saint Vincent de Paul : « Déchargez votre esprit de tout ce qui vous fait peine : Dieu en prendra soin… Fiez-vous en Lui, je vous en supplie, et vous aurez accomplissement de ce que votre cœur désire. »

Précédent

Prochain

Share This