LE DOSSIER 

Tour d’horizon des dispositifs associatifs
pour aider à trouver un logement

Pour toute personne dans la détresse

Pour toute personne dans la détresse

• Secours Catholique
www.secours-catholique.org
Mis en place en 2011 par le ministère de l’Éducation nationale pour évaluer l’expérience bénévole en termes de compétences, il s’adresse à tous les bénévoles associatifs, ainsi qu’à leurs responsables comme outil d’accompagnement des équipes. Le but ? Permettre à un acteur extérieur (examinateur, employeur…) d’identifier et reconnaître ces acquis comme des qualifications.
Ce Portefeuille comporte une série de fiches, déclinées en exemples détaillés, dans plusieurs domaines de compétences (travailler en équipe ; communiquer ; organiser ; être force de proposition ; gérer un projet…).

• Croix-Rouge
www.croix-rouge.frNombreux dispositifs selon les départements : pensions de famille, EHPAD, logements pour familles et personnes handicapées, centres d’hébergement d’urgence, accueil de migrants.

• Ordre de Malte
www.ordredemaltefrance.org
Dispose de deux péniches pouvant servir de toit :
 Le Fleuron Saint-Jean (15e) : hébergement d’urgence (de 3 mois minimum) pour 50 hommes seuls ou avec chien, en situation de précarité aggravée.
 Le Fleuron Saint-Michel (Asnières-sur-Seine), pour 30 hommes en chemin vers la réinsertion.

• Fondation Abbé Pierre
www.fondation-abbe-pierre.fr
Son but ? Un logement décent pour tous.
 Possède 3 905 pensions de famille.
 Finance un programme national d’éradication de l’habitat indigne, « SOS Taudis » (2 000 rénovés depuis 2012).
 Finance des projets de rénovation de l’habitat (900 par an), via ses agences régionales.

Pour nos aînés

Pour nos aînés

Pour nos aînés

• Petits Frères des Pauvres
www.petitsfreresdespauvres.fr
L’Association de gestion des établissements des Petits Frères des Pauvres gère 30 maisons pour répondre à l’isolement des seniors.
 Pour un hébergement temporaire lors de situations de fragilité passagère (travaux, maladie d’un conjoint, isolement hivernal…)
 Pour un hébergement pérenne : pensions de famille, résidences sociales, colocations partagées pour personnes atteintes d’Alzheimer, petites unités de vie à taille humaine.

 

• Vivre en beguinage
www.vivre-en-beguinage.fr
Résidences dans lesquelles des personnes âgées vivent chez elles en s’entraidant entre voisins. (4 en activité, 10 en préparation)

• Lazare
http://lazare.eu
Partages d’appartements de 6 à 10 places, non mixtes, entre des personnes venant de la rue et des actifs bénévoles (25-35 ans).
12 logements à Paris, 6 en province (Nantes, Lyon, Marseille, Angers, Toulouse, Lille) et une maison dans l’Oise.

 

• L’Association pour l’amitié
https ://associationpourlamitie.com
Même principe.

 

Pour des colocations solidaires

• Lazare
http://lazare.eu
Partages d’appartements de 6 à 10 places, non mixtes, entre des personnes venant de la rue et des actifs bénévoles (25-35 ans).
12 logements à Paris, 6 en province (Nantes, Lyon, Marseille, Angers, Toulouse, Lille) et une maison dans l’Oise.

 

• L’Association pour l’amitié
https ://associationpourlamitie.com
Même principe.

 

Pour les étudiants

Pour les étudiants

• Foyers Catholiques
www.foyers-catholiques.org
166 foyers référencés.

 

MICRO-TROTTOIR 

Jean-Michel,
66 ans, Paris

Ingénieur en aéronautique, j’ai fait une brillante carrière professionnelle : j’ai été un golden boy. C’est mon divorce, après 26 ans de mariage, qui m’a fait plonger. Croyez-moi, la descente aux enfers est très rapide… Je me suis retrouvé à la rue.
Aujourd’hui, grâce à l’Ordre de Malte, je suis hébergé sur une péniche, le Fleuron Saint-Michel, où je cohabite avec une vingtaine de personnes de nationalités différentes. La stabilité du logement est indispensable pour redécoller. Je suis en train de créer une société.
Mes moteurs ? L’écoute, le sourire, la foi : la vie est belle, elle continue.
Dominique,
58 ans, Paris

En 2016, j’ai dû déposer le bilan du cabinet de conseil, que j’avais créé 15 ans auparavant. Moins d’un an après, je ne pouvais plus payer mon loyer, mon propriétaire a opté pour une procédure d’expulsion. Grâce à la Fondation Abbé Pierre, j’ai engagé des recours. Deux années de galère ont commencé : j’ai été logé dans un hôtel du SAMU social, puis dans une pension de famille. Quand on n’a plus de logement fixe, c’est l’engrenage. J’ai connu la colère, le désespoir. Ce qui m’a sauvé ? L’aide des associations, Emmaüs, la Croix-Rouge, et surtout la Fondation Abbé Pierre. Elle m’a aidé à retrouver l’envie de m’en sortir.

Éric,
colocataire bénévole au sein d’une maison Lazare (69)

J’ai partagé un appartement avec des personnes de la rue pendant 13 mois. J’ai pu mesurer les dégâts provoqués par le fait de ne pas avoir de chez-soi : leurs repères ont été pulvérisés et rendent parfois la cohabitation difficile. Il faut beaucoup de patience, de fermeté et d’amour pour les aider à reprendre confiance en elles. Retrouver un toit n’est que la première étape d’un processus de réinsertion qui peut s’avérer très long et ardu.
Là, j’ai appris l’importance de la fidélité dans les petites choses du quotidien, la nécessité du cadre qui rassure et tire vers le haut, et l’humilité.

Marie-Claire,
Conférence de Clermont-Ferrand (63)

L’idée de savoir des personnes dans la rue m’est insupportable. Retraitée, je vis seule et dispose d’une chambre libre. J’ai choisi d’y accueillir des migrants par le biais du réseau Welcome, créé par les Jésuites. J’en ai hébergé six ou sept, pour une quinzaine de jours. Après, une autre famille prend le relais. C’est comme ça que j’ai connu Lamia, une Algérienne musulmane de 38 ans, adorable. Au cours du week-end de Pâques, elle a exprimé le désir d’aller à la messe avec moi. Surprise, je l’y ai emmenée. Un beau moment de communion.

SUITE DU DOSSIER "CRISE DU LOGEMENT RECRÉER DU LIEN "

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