Vivre la spiritualité de saint Vincent de Paul dans un habitat intergénérationnel partagé

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20 décembre 2022

© SSVP

La Maison SAINT-JEAN
de Buglose

Vivre la spiritualité de saint Vincent de Paul dans un habitat intergénérationnel partagé

Sophie est à l’initiative, avec son mari Stanislas, d’un habitat partagé, la maison Saint-Jean, à Buglose dans les Landes près du lieu de naissance de saint Vincent de Paul. Cette mère de quatre jeunes enfants parle d’expérience : « Dans une famille, on manque de temps, tandis que les personnes âgées souffrent d’en avoir trop. »

Entre Pau puis Paris, alors que son job dans la gastronomie la passionnait, elle a laissé mûrir en elle la conviction de se lancer un jour dans une solution innovante de lutte contre la solitude. Sophie et son mari, lui-même ingénieur, se sont lancés en famille dans l’aventure au cœur du sanctuaire landais de Notre-Dame de Buglose, près du Berceau de saint Vincent de Paul.
Ils ont rénové pour cela un édifice avec pour objectif de proposer à la location 17 appartements, du T1 au T4. En collaboration avec le diocèse d’Aire et Dax et deux associations, pour plus de 2 millions d’investissements, ce projet, porté par « une quarantaine de bénévoles » s’adresse avant tout à des « personnes qui souffrent de solitude ». « Un studio de passage » est également prévu pour les séjours des proches des locataires, dans les 1 600 mètres carrés habitables de cette maison landaise d’un étage.

Des premiers retours positifs

Les témoignages des premiers habitants sont extrêmement positifs à l’exemple de celui d’Évelyne Tully une dynamique octogénaire d’origine irlandaise dont la famille réside aux États-Unis. Première habitante du lieu, elle témoigne de la richesse de ce mode d’habitat : « Ce qui m’a convaincue, moi qui suis seule, c’est que c’est un projet pas du tout clé en main, mais un projet à construire tous ensemble. » Attentive à la préservation de l’environnement, elle apprécie que l’habitat soit intégré dans un bel espace naturel : « J’y trouve une dimension d’écologie intégrale, où tout est lié : rapports aux autres, à l’environnement, à la société, à soi. » Parmi les activités proposées, on trouve ainsi des temps de jardinage, un potager à cultiver, des animaux de ferme à entretenir et des ruches à monter. « La solitude de nos aînés et le sentiment d’inutilité qui en découle sont un fléau pour la société tout entière », pointe Sophie Blandin. Pour la mère de famille, « les personnes âgées ont encore beaucoup à donner ». D’ailleurs c’est sa voisine Monique, 67 ans, qui s’occupe de François-Xavier, le plus jeune de ses enfants. Cette forme de vie communautaire, faite « d’entraide » entre voisins, renverrait, selon le couple, à l’origine des lieux. « La maison a été construite dans les années 1950 sur un ancien corps de ferme, dévoile Stanislas. Des prêtres étaient venus là pour y vieillir ensemble. »

Entre Pau puis Paris, alors que son job dans la gastronomie la passionnait, elle a laissé mûrir en elle la conviction de se lancer un jour dans une solution innovante de lutte contre la solitude. Sophie et son mari, lui-même ingénieur, se sont lancés en famille dans l’aventure au cœur du sanctuaire landais de Notre-Dame de Buglose, près du Berceau de saint Vincent de Paul.
Ils ont rénové pour cela un édifice avec pour objectif de proposer à la location 17 appartements, du T1 au T4. En collaboration avec le diocèse d’Aire et Dax et deux associations, pour plus de 2 millions d’investissements, ce projet, porté par « une quarantaine de bénévoles » s’adresse avant tout à des « personnes qui souffrent de solitude ». « Un studio de passage » est également prévu pour les séjours des proches des locataires, dans les 1 600 mètres carrés habitables de cette maison landaise d’un étage.

Des premiers retours positifs

Les témoignages des premiers habitants sont extrêmement positifs à l’exemple de celui d’Évelyne Tully une dynamique octogénaire d’origine irlandaise dont la famille réside aux États-Unis. Première habitante du lieu, elle témoigne de la richesse de ce mode d’habitat : « Ce qui m’a convaincue, moi qui suis seule, c’est que c’est un projet pas du tout clé en main, mais un projet à construire tous ensemble. » Attentive à la préservation de l’environnement, elle apprécie que l’habitat soit intégré dans un bel espace naturel : « J’y trouve une dimension d’écologie intégrale, où tout est lié : rapports aux autres, à l’environnement, à la société, à soi. » Parmi les activités proposées, on trouve ainsi des temps de jardinage, un potager à cultiver, des animaux de ferme à entretenir et des ruches à monter. « La solitude de nos aînés et le sentiment d’inutilité qui en découle sont un fléau pour la société tout entière », pointe Sophie Blandin. Pour la mère de famille, « les personnes âgées ont encore beaucoup à donner ». D’ailleurs c’est sa voisine Monique, 67 ans, qui s’occupe de François-Xavier, le plus jeune de ses enfants. Cette forme de vie communautaire, faite « d’entraide » entre voisins, renverrait, selon le couple, à l’origine des lieux. « La maison a été construite dans les années 1950 sur un ancien corps de ferme, dévoile Stanislas. Des prêtres étaient venus là pour y vieillir ensemble. »

Sœur Rosalie Rendu joue un rôle essentiel aux débuts de la première Conférence de Charité, équipe de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dans les années 1830. Alors qu’aucun des confrères ne connaît beaucoup les pauvres, Emmanuel Bailly propose d’aller la rencontrer, car son œuvre est connue de tous dans le quartier Mouffetard, le plus pauvre de Paris, et même bien au-delà.

En plus des visites, soeur Rosalie crée une école, une crèche, un patronage pour les jeunes filles,
un asile pour les vieillards : aucune œuvre de charité ne lui est étrangère.

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